La diversité culturelle s'impose de jour en jour en Afrique et surtout au Bénin. C'est ainsi qu'au cours d'une de notre éternelle recherche d'information, nous avons rencontré une autre divinité peu connue mais issue de la congrégation  " Thron ".Il s'agit bien entendu du Vodoun Thron -Makui Ahoobly Cologan.


 

Le Vodoun Thron venu du Ghana depuis des décennies ne cessent de connaître des ramifications. Après le Thron Kpéto Déka, le Thron Kpéto vé, il y a également  le " Thron Makui " qui fait partie intégrante  de la famille Thron  et qui rassemble également des fidèles. C'est une divinité qui a des spécificités ; c'est-à-dire des interdits aussi  rigides que variés. Seuls les initiés peuvent en connaître les secrets et faire la part des choses. Alors c'est dans le mono plus précisément à Gadomé dans la commune de Comé que nous avons fait la rencontre du " Thron Makui ". La plupart du temps c'est les difficultés qui amènent l'homme à poser des actes contre son gré. Car la vie réserve parfois des surprises que l'être humain qualifie à sa façon. C'est également l'histoire de Hounnon Kpaty Assou Ignace qui à travers les vicissitudes de la vie est devenu adepte et par-dessus prêtre.  " Au départ, J'avais fait le mariage à l'église catholique,  Moi qui pensais avoir  déjà réalisé ma vie je me retrouve brutalement sans rien ; j'ai tout perdu. Parce que j'ai refusé d'obtempérer  à l'appel du fétiche. Aujourd'hui, je me rends compte que c'était une erreur de ma part car après que j'aie accepté le principe, tout est revenu en ordre " a t-il laissé entendre. Pour lui en tant que africain, il serait malséant de ne pas reconnaître la bravoure des ancêtres à travers les divinités. " Nous devons adorer les dieux de la terre, de l'Afrique, car la terre est pour les dieux de l'Afrique"  Suivre  les interdictions de la vie ; prôner l'amour du prochain ; chercher à faire du bien ; cultiver la patience ; la tolérance  et le courage constitue la voie du bonheur. En définitif, le Vodoun  Thron Makui n'est rien d'autre que le fétiche du  Bonheur. Il faut rappeler qu'il n'est pas assez répandu comme ses homologues  Kpéto Déka ou encore Kpéto vé mais dispose sans risque de se tromper une flopée d'adeptes non moins importante. Cette découverte démontre une fois encore que les africains viennent de très loin et doivent sauvegarder leur richesse culturelle au dépens d'autres qui ne font qu'arriérer le continent noir.

David AGBOTON